Submersion marine et falaises à Dieppe

Mis à jour : août 2026

En bref

Dieppe compte cinq arrêtés de catastrophe naturelle pour chocs mécaniques liés à l'action des vagues, entre 1990 et 2008. La commune cumule trois aléas côtiers : submersion, recul des falaises et cavités souterraines.

Tous figurent à l'état des risques.

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Cinq épisodes marins au registre

Le registre national des catastrophes naturelles retient cinq arrêtés visant les chocs mécaniques liés à l'action des vagues pour Dieppe : deux en février 1990, puis octobre 1996, décembre 1999 et mars 2008.

Ces cinq épisodes se concentrent sur moins de vingt ans, et aucun n'a été pris depuis 2008. Ce sont des faits publiés au Journal officiel, consultables par tout acquéreur.

Un historique dominé par l'eau continentale

La commune totalise vingt-trois arrêtés entre 1984 et 2023, dont quinze pour inondation, notamment en janvier 1988, septembre 1989, mai 2000, juin 2005, septembre 2012 et juillet 2014.

Le ruissellement et les remontées de nappe pèsent donc plus lourd que la mer dans le bilan des dommages reconnus. La vallée de l'Arques et les versants concentrent ces épisodes.

Trois aléas côtiers qui se superposent

Dieppe présente une configuration peu commune : à la submersion s'ajoutent le recul du trait de côte, qui affecte les falaises de craie, et les marnières et cavités souterraines héritées de l'extraction ancienne.

Ces trois aléas relèvent de mécanismes différents et concernent des secteurs différents. Un bien peut n'être exposé qu'à l'un d'eux, ou à aucun.

Falaise et submersion ne se confondent pas

La distinction mérite d'être posée clairement, car elle est souvent confondue. La submersion concerne les zones basses, le front de mer et les abords du port, envahis temporairement par l'eau.

Le recul des falaises concerne au contraire les hauteurs : il s'agit d'une érosion progressive, ponctuée d'éboulements, qui menace le bâti implanté en sommet de falaise. Les deux figurent au même document, mais n'appellent ni les mêmes vérifications ni les mêmes travaux.

Aucun diagnostic à faire réaliser

Aucun de ces trois aléas ne donne lieu à un diagnostic obligatoire. Il n'existe ni diagnostic submersion, ni diagnostic falaise, ni attestation de cavité, contrairement au DPE ou au repérage amiante.

L'obligation qui pèse sur le vendeur est une obligation d'information, portée par l'état des risques, remis dès la première visite et daté de moins de six mois à la signature.

Ce que le document doit mentionner

L'état des risques restitue, pour l'adresse concernée, les risques naturels, miniers et technologiques de la commune, les plans de prévention applicables et l'historique des arrêtés de catastrophe naturelle.

À Dieppe, il porte donc simultanément la submersion, le recul du trait de côte, les affaissements liés aux cavités et les inondations, ce qui rend sa lecture attentive particulièrement utile.

Les sinistres passés se déclarent aussi

Le vendeur informe l'acquéreur des sinistres ayant donné lieu à indemnisation au titre de la garantie catastrophe naturelle pendant qu'il détenait le bien.

Avec vingt-trois arrêtés au registre communal, l'hypothèse est loin d'être théorique. Une omission peut être invoquée par l'acquéreur après la vente.

La vérification se fait à l'adresse

Entre un appartement du front de mer et du Pollet et une maison des plateaux, les trois aléas ne se posent pas du tout dans les mêmes termes.

Le portail Géorisques restitue les zonages et l'historique des arrêtés adresse par adresse. C'est la source du diagnostiqueur, et elle est publique.

Le dossier de vente dieppois

L'état des risques accompagne le DPE et les autres diagnostics de vente. Sur le bâti ancien, s'ajoutent le constat plomb pour les logements d'avant 1949 et le repérage amiante selon la date du permis.

La commune est également concernée par la mérule, qui fait l'objet d'une information distincte et prospère justement dans les bâtis humides.

Questions fréquentes

Combien d'épisodes de submersion sont reconnus à Dieppe ?

Cinq arrêtés de catastrophe naturelle pour chocs mécaniques liés à l'action des vagues, entre février 1990 et mars 2008. Aucun n'a été pris depuis.

Submersion et recul des falaises, est-ce le même risque ?

Non. La submersion concerne les zones basses envahies temporairement par l'eau. Le recul des falaises est une érosion progressive qui menace le bâti en sommet de falaise. Les deux figurent au même document.

Existe-t-il un diagnostic falaise ou submersion ?

Ni l'un ni l'autre. Aucun de ces aléas ne donne lieu à un diagnostic obligatoire. L'obligation porte sur l'information, via l'état des risques remis dès la première visite.

Le risque dieppois vient-il surtout de la mer ?

Non. Sur vingt-trois arrêtés depuis 1984, quinze concernent des inondations. Le ruissellement et les remontées de nappe pèsent plus lourd que la mer dans les dommages reconnus.

Comment savoir à quoi mon bien est exposé ?

En vérifiant l'adresse sur le portail Géorisques, qui restitue les zonages applicables et l'historique des arrêtés. Un bien peut n'être concerné que par un seul des trois aléas, ou par aucun.

Sources officielles

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